Le label « Made in Morocco » entre dans une nouvelle phase. Réunis jeudi à Casablanca, près de 80 industriels marocains ont reçu leurs certificats de labellisation lors d’une cérémonie présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour.
Lancé lors de la troisième édition de la Journée nationale de l’industrie en novembre 2025, ce label veut installer une nouvelle dynamique autour de la production locale. L’objectif affiché est double : valoriser le savoir-faire marocain et renforcer la compétitivité industrielle du Royaume dans un contexte mondial marqué par les tensions sur les chaînes d’approvisionnement.
Devant les industriels, Ryad Mezzour a présenté le « Made in Morocco » comme un levier stratégique pour l’économie nationale. Selon lui, cette distinction récompense les entreprises engagées dans une logique de qualité, d’innovation et de montée en gamme.
Le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer les chaînes de valeur locales et de réduire la dépendance aux importations. Le gouvernement veut également consolider les positions du Maroc à l’export face à une concurrence internationale de plus en plus agressive.
Même tonalité du côté du patronat. Président de la Fédération des industries forestières, des arts graphiques et de l’emballage relevant de la Confédération générale des entreprises du Maroc, Mounir El Bari a salué une initiative née dans le sillage de la crise du Covid-19.
Pour lui, le label dépasse largement la simple question de l’origine des produits. Il doit permettre de créer davantage de valeur ajoutée, soutenir l’emploi industriel et accompagner l’émergence de marques marocaines capables de s’imposer à l’international.
Accessible sur une base volontaire, le label certifie l’origine marocaine des produits ainsi que leur conformité aux normes de sécurité et aux exigences réglementaires. Le dispositif impose également un système de traçabilité et d’autocontrôle destiné à garantir la qualité de la production.
Les entreprises distinguées ont été sélectionnées après plusieurs étapes d’évaluation, incluant audits, contrôles sur site et vérification des critères de conformité selon les standards internationaux.
À travers cette démarche, le ministère de l’Industrie entend accélérer la montée en puissance du tissu industriel marocain. Le pari est désormais clair : faire du « Made in Morocco » un marqueur de compétitivité, mais aussi un outil de souveraineté économique.


